Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 13:12

Les Nains ! Un titre ô combien évocateur pour tout les aficionados de la fantasy, lorsqu'il parait chez Milady je dois avouer que j'ai un peu peur. Les Nains c'est un bon sujet, mais entre les mains d'un écrivaillon de bas étage ça peut vite se transformer en carnage, heureusement il n'en est rien ! Markus Heitz est déjà une star de la fantasy outre Rhin, le jeune Tungdil est presque plus connu là-bas que Gimli du seigneur des anneaux.

Markus Heitz réussi avec brio à mettre en place une histoire digne des grandes sagas de fantasy avec des Nains comme héros, enfin le peuple des montagnes prend de l'ampleur ! Ici les nains sont bien loin du faire valoir qu'ils sont habituellement.

Tungdil est né parmi les hommes, et fut élevé par Lot-Ionan un des 6 grands mages du pays sure. Rapidement il voit son monde s'effondrer, les orcs massacrent et envahissent le pays. Tungdil se retrouve confronté à un monde qu'il ne connaît que depuis ses livres. Il va vite être pris dans une quête qui le dépasse et à ses dépends devenir un des seuls espoirs du peuple nain et du pays sure.

La quête de Tungdil est archibasique, certes, mais le traitement, les personnages si caractéristiques rendent l'aventure plus que passionnante, on vibre, on ris et on pleure avec notre petite troupe. Malgré un premier tome très introductif, le second montre toute l'ampleur de l'écriture de Markus Heitz, auteur dont je vais m'attacher à suivre la carrière déjà impressionnante. En Allemagne 5 tome des Nains sont déjà sorti (Les deux premiers tomes, Le passage de pierre et Lame de feu, forme néanmoins une histoire complète.)... C'est avec hâte que j'attends la suite !


Pour les curieux ou les fans on murmure dans les milieux autorisés qu'une adaptation du roman serait en cours de tournage, j'ai peur ... mais sait-on jamais ;)
Par Zièph - Publié dans : Roman
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 15:20

Le sujet du jour : Prendre un phrase courte "Il entra en souriant et lui tendit la main. " et la développer peu à peu pour en avoir une d'un demi feuillet .... j'ai tenté voici le résultat ... si ca vous tente envoyez moi votre essai  :p


Atelier 3


Il entra en souriant et lui tendit la main.


La nuit avait été longue, il avait patienté plusieurs heures avant de se décider, il entra en souriant, la salle était encore dans la pénombre mais il voyait clairement son interlocuteur, sans un bruit, il s'approcha et lui tendit la main, une main plus froide encore que le cadavre étendu sur le sol.


La nuit avait été longue pour le professeur, il avait patienté plusieurs heure avant de se décider à intervenir, à présenter ses réflexions, il entra tout de même en souriant, la salle était encore bercée par la pénombre de l'aube mais il voyait clairement le regard franc et intrigué de son interlocuteur, sans un bruit en à peine un murmure il s'approcha et lui tendit la main, une large main plus froide encore que le cadavre étendu sur le sol de la petite chambre de bonne.


Cette journée d'hivers lui avait paru sans fin, comme insensée, puis le soleil s'était couché et la nuit avait été démesurément plus longue pour le professeur, il avait patienté plusieurs heures avant de se décider à intervenir (méditant aux choses de la vie comme lui avait appris son amis Sun Han il y a bien des ans auparavant), il parviendrait enfin à présenter ses réflexions ; car ce qui se conçoit bien s'énonce clairement parait-il ; l'odeur était forte presque saisissante, il entra tout de même en souriant, la salle était encore bercée par la pénombre de l'aube mais il voyait clairement le regard franc et intrigué de son jeune interlocuteur, cela devait être sa première affaire, pauvre gosse, sale histoire pour une première enquête, sans un bruit en à peine un murmure il s'approcha de l'inspecteur jusqu'à lire son nom sur son badge : Barto, et toujours sans un mot il lui tendit une main plus froide encore que le cadavre étendu inerte sur le sol de la petite chambre de bonne, un large main comme les ont les bateliers, et comme pour répondre à une question tacite il se présenta : je m'appelle Antoine, j'ai pas vraiment d'état de service, j'suis sur que vous en aurez rien a foutre mais pense pouvoir vous aider à retrouver le type qui a mis la gamine sur le carreau, ca fait deux jours que je le filoche pour une cliente, rien de vraiment formel, j'fais ca en free lance, c'est comme qui dirait pour les fin de mois, enfin au risque de pas plaire j'dirais que c'est pas un homme qu'a fait ca, un démon pour sur, sale histoire...


Par Zièph - Publié dans : Atelier
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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 14:40



Très étrange et très particulier, c'est les premières pensées qui surgissent après la lecture de cette œuvre. Nicolas de Crécy nous plonge dans un désert gelé. Il nous plonge au cœur d'une curieuse expédition où un historien arbore un écusson de l'OM, où un chien aux allures de cochon parle aux autres membres de l'équipe comme si de rien, en un mot où rien d'est vraiment normale. Rapidement les choses se mettent en place : l'expédition recherche des traces de civilisation, le désert gelé n'est autre que Paris. Peu à peu des morceaux du Louvre émergent de dessous la glace. L'expédition prend alors un tour curieux, les allégations déjà distillées finement au file de la BD se renforcent, on s'aperçoit que ces hommes là ne connaissent rien de ce que fut le monde, de ce que nous fûmes. La suite n'est pas à raconter, seulement tout devient très étrange, l'auteur nous plonge dans une sorte de rêverie onirique plus que curieuse et passionnante...




Au travers de cette bande dessinée, première d'une commande du Louvre aux éditions Futuropolis, Nicolas de Crécy nous montre un Paris probable où la glace a envahi Paris, il utilise les explorateurs pour porter un œil neuf sur notre société. Ce regard naïf et ignorant met en exergue les futilités de notre monde avec beaucoup d'humour.


Le dessin, sans être magnifique, est efficace, les couleurs s'allient parfaitement avec les œuvres originales des couloirs du Louvre. C'est aussi ce mélange d'œuvres et de dessins qui ajoute une originalité intéressante à cette bande dessinée. Sans être exceptionnelle, Période Glacière est une œuvre incontournable, à bien des points de vu.

Par Zièph - Publié dans : Bande Dessinée
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 13:35



"Tu as remarqué que les défauts rendent les choses plus intéressantes ?" Polo s'interroge, Polo est un adolescent banal, Polo s'ennui. C'est les vacances, il est seul dans son petit village de campagne puis il rencontre Sophie, une fille étonnante, tout de noir vétu, Sophie est fascinée par les loups-garous. L'histoire commence ainsi, deux adolescents livrés à eux même, un jeune du village qui a disparut et un sofa. Ce sofa sur lequel Polo et Sophie regardent la télé, ou plus... Une histoire d'amour adolescente, une histoire de passage à l'âge adulte...


Tony Sandoval nous offre ici une vision onirique, macabre et poétique de l'adolescence. Les univers graphiques s'alternent et s'entremêlent, confondant les rêves et les réalités. La prouesse de l'auteur est de nous transmettre l'indéfinissable : les sentiments, les émotions. A l'aide de fabuleuses images il parvient à nous conter une histoire, simple d'apparence mais emplie d'implicite. Et derrière un dessin parfois subtilement épuré, il touche.


Le cadavre et le Sofa ne plaira vraisemblablement pas à tout le monde, à cause d'un univers personnel trop sombre, mais si vous n'avez pas froid aux yeux le résultat est là, cette bande dessinée est véritable bijou.


Au passage le site de Tony Sandoval sur deviantart

Cette critique est aussi disponible sur le webzine Papercuts

Par Zièph - Publié dans : Bande Dessinée
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 12:06
Nouvel atelier nouvel exercice, travail plus long : écrire un récit en alternant les passages narratifs et les passages reflexifs, un jeu intellectuel plutôt interessant et difficile qui m'a apporté beaucoup de satisfaction ...

Atelier 2

    Le jeune voyageur erre depuis bien des jours sur les terres infertiles du désert de Mann. Il marche comme marchent les hommes qui n’ont plus rien à attendre de la vie. Quand l’homme prend conscience qu’il n’est qu’amas de chairs et de liquides variés. Quand ses yeux s’ouvrent sur un abysse bien plus profond que ne peut percevoir sa pauvre cervelle. Un simple grain de matière dans l’infini du monde. Ainsi plus rien n’a de sens, car après tout à quoi bon ? Les actes ont-il une signification si personne n’en est témoin ? Seul dans ce désert existe-il ? Personne ne peut lui certifier qu’il n’est pas mort. Personne depuis ce soir là ne peut lui affirmer qu’il ne délire pas. Une seule chose est sur, il doute…

     Pour comprendre, pour s’assurer qu’il est en vie il doit y retourner … La source des choses le seul endroit où il ne s’est jamais senti chez lui. Alors il marche, il voulait contourner le désert, prendre par la forêt mais ses sens en ont décidé autrement. Après tout que risque-t-il ? Si le désert le rejette, ça prouvera qu’il existe pour quelqu’un, ou quelque chose. Mais tout ce confirme, personne ne le voit. Le vide partout. Dans sa tête, plus rien, dans son estomac, plus rien, dans ce désert, plus rien. Les heures avancent, le dévorent. Il tombe. Encore le vide.

     Un autre monde s’ouvre, noir, l’obscurité cache tout. Les vapeurs de l’inconscience ont cela de salutaire qu’elles ne laissent pas de place aux doutes. Elles sont une salvatrice rédemption pour les cœurs meurtris. Ce noir si rassurant, où des images parfois s’animent et se figent au rythme des rêves, se mue en peur lorsque les yeux s’ouvrent. Quand les ombres nous recouvrent et font disparaitre nos corps, les choses que nous percevons.

     L’homme s’éveille de longues heures plus tard, les ténèbres lui dévorent le corps. Il ne voit plus, pas même ses mains qu’il brandit pourtant devant lui. La teneur du sol à changé, il est glacé, humide, de la pierre sans doute. Il cri, il hurle, personne ne lui répond, juste le vague écho de sa propre voix. Il peine à se remettre debout, ses jambes flagelles, il marche avec précaution dans cette terrifiante noirceur. Il heurte un mur, entreprend de le longer, un coin et un autre mur, en angle droit semble-t-il. Les minutes passent, s’allongent, s’étendent en heures. Un bruit sourd retenti dans l’étrange geôle, ou à l’extérieur qui peut savoir. Des bruits de pas, Quelque chose approche.

     - Bonsoir.

     - Qui êtes-vous ?

     - Un ami qui ne désire pas se révéler, du moins pas maintenant.

     - Que me voulez-vous ?

     - Vous avez peur et je le comprends aisément. Rassurez-vous, ça va aller. Je sais qui vous êtes mon jeune ami et jamais je ne lèverais la main sur vous. Mais vous allez devoir me faire confiance. Cette conversation doit restez inscrite en vous profondément. Vous existez, vous êtes promis à de grandes choses, alors ne gâchez pas tout. Le monde, vous savez, n’est pas aussi manichéen que vous le pensez. Les nuances quoique subtiles parfois existent réellement...

     - Tout ça ne m’intéresse pas, je veux juste comprendre !

     - Vous en aurez le temps là où vous aller, et un jour une rencontre, un simple échange de regard vous ouvrira les yeux… si je puis m’exprimer ainsi. L’inconnu émet alors un ricanement étrange.

     Pardon cela fait tant d’année que je n’ai pas ri. Vous verrez bien, je sais que ce que je vous dis n’a pas d’importance pour vous, mais n’oubliez rien, je sais que vous en êtes capable. Maintenant je vais vous reconduire aux portes de mon royaume, près de votre destination. Soyez vigilant, et vous saurez faire les bon choix. 

     Une lumière intense illumine soudain la pièce. Le jeune homme se protège le visage du revers de la main quand il sent une force le projeter avec célérité dans un tout autre environnement. Il chute bientôt sur le sol poussiéreux d’une large plaine. Devant lui les hautes herbes des prairies de la cité lumineuse. « Encore quelques jours de marche » se dit-il avant de s’effondrer de nouveau, un sommeil profond l’emporte. Son esprit est étrangement apaisé.

     Quand les péripéties des hommes deviennent trop lourdes pour leurs épaules, leur vieil encéphale transforme les mondes. Tout devient dérisoire. Les malheurs de la vie ne les accablent plus de la même façon. Les peur irrépressibles des dernières heures ont mué ses doutes en tracas fugaces. L’homme n’est qu’un point dans l’univers, ses actions des gouttes dans l’océan de l’éternité.

     De telles pensées ne traversent pas notre jeune compagnon qui se relève péniblement le lendemain matin. Désormais son corps est transporté par une volonté implacable, la certitude que quoiqu’il arrive il atteindra son dérisoire objectif. Ses peurs se trouvent là-bas, il ne peut perdre plus de temps, il doit les affronter. La lutte ne fait que commencer.

Par Zièph - Publié dans : Atelier
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 11:28
Il y a maintenant bien quatre ans que j'ai découvert l'atelier d'écriture de la bibliothèque de Bessancourt. Après un long intermède bourguignon me revoilà dans les contrées val d'oisienne, je peux enfin retourné à l'atelier.

Chaque séance l'animateur nous propose un exercice à développer chez soi afin d'avoir plus de temps, et comme toujours je le fais la veille pour le lendemain, alala on se refait pas... donc j'ai eu l'idée de vous soumettre mes écrits... vous pourrez me donner vos avis, vos critiques ^^


Atelier 1


La consigne de cet exercice, consigne assez classique : le texte doit commencer par  « Que dirais-tu si je me rasais la moustache ? » et finir par « Il avait terminé à présent. »

  « Que dirais-tu si je me rasais la moustache ? »

     La question me trottait dans la tête depuis des années maintenant. Il me l’avait posée avant de partir. J’étais jeune à l’époque et ça m’importait peu à vrai dire, de savoir ce que j’en dirais. Ça m’importait peu de savoir ce qu’il y avait derrière ces poils que j’avais toujours connu, derrière ce masque protecteur. Sotte que j’étais.

     Toute sa vie durant il nous avait protégé ma mère et moi, des assauts des hordes, des rigueurs de l’hiver, de la faim. La peur s’était éloignée, se muant en un point à l’horizon. Pourquoi avoir peur, il était là. Lui et cette moustache si caractéristique. Elle qui descendait de chaque coté de sa large bouche, couronnant son visage d’une noblesse sauvage. Ce visage magnifique qu’ont les guerriers du nord aux yeux gris des mers et à la crinière d’or. De part et d’autre de celui-ci descendaient de longs favoris, complétant ainsi le fier portrait de mon père. Les gens du village respectaient l’homme tout autant que la toison.

     Ce jour là, ce fameux jour, il semblait différent, emprunt d’un spleen que je ne lui connaissais pas. Mais qu’importait, il avait posé cette étrange question, j’avais grommelé en avalant ma tartine. Je ne lui avais pas même jeté un regard.

     Il était sorti sans rien dire.

     Les jours, les mois avaient passés. Le temps s’était dégradé. La pluie automnale avait fait son apparition et lui n’était pas reparut. C’est au début de décembre qu’il est revenu. Amaigri, fatigué, le visage tuméfié et anormalement imberbe. Et bien que les jours se rallongeaient enfin, ses poils, sa barbe ne repoussait plus. Et bien que les barbares fussent à nos portes, il ne se relevait plus. Toute sa vie durant il nous avait protégées.

     

     … Il avait terminé à présent.

Par Zièph - Publié dans : Atelier
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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 08:20




La dernière page se tourne, le livre se ferme, je viens de vivre 4 semaines en compagnie de Matho et de sa princesse Salammbô, je quitte Carthage et ses démons presque à regret. Le sang a fini de couler sur les terres africaines, du moins pour un moment.


Salammbô est un de ces romans passionnant, foisonnant de vocabulaire complexe propice aux rêveries. On se laisse porter par le flot des batailles et par les somptueuses descriptions de Maitre Flaubert. Puis on repense à cette guerre, à ces batailles, à la violence des combats et à la cruauté des hommes car dans ce texte on entrevoit la nature humain dans ses pires penchants et rarement dans ses meilleurs. La mort rode telle une amie infidèle, les hommes tombent irrémédiablement, des centaines, des milliers, des centaines de milliers peut-être un million.


Flaubert nous compte ici l'histoire de Matho et des mercenaires de Carthage. Après des nombreux combats pour la cité les barbares attendent leur dû, l'argent qu'on leur a promis. Mais les riches s'y refusent et épuise toute les astuces en leur possession pour éviter les foudres des guerriers. Pendant ce temps l'un des leur, Matho, tombe sous le charme de la belle Salammbô, fille du suffète Hamilcar, commandeur des légions en campagne en méditerrané. Les pourparlers s'enlisent et bientôt la guerre éclate, les mercenaires sont alors menés par Mathos sous le conseil de Spendius, ancien esclave et fin stratège. Ce dernier désire ardemment la prise de Carthage. S'en suit une éternité de guerre, où la fortune sourit aléatoirement à l'un puis à l'autre.


Magistralement écrit par monsieur Flaubert, dense et haletant, ce livre est riche en terme coloré et rare. On découvrira notamment que les grands auteurs de fantasy n'ont rien inventé car tout est dans Salammbô.


 Pour finir cette brève critique je citerais Théophile Gautier : "La lecture de Salammbô est une des plus violentes sensations intellectuelles qu'on puisse éprouver."

Par Zièph - Publié dans : Roman
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 22:35

 

Book hunter ? Hum, drôle de nom... curieux j'ouvre la BD, premier page : "Crazy+génius=Shiga" Signé Scott McCloud mon esprit s'éveil, ça ça doit être bon ! L'enthousiasme est à son comble !


 

Une idée un peu private joke mais efficace : Une section spéciale, genre FBI, s'occupe des voleurs de livre et autres grands retards en bibliothèque. L'histoire commence sur une action spectaculaire de la police des bibliothèques. On trépigne, on sourit, c'est tout bonnement génial comme l'avait annoncé l'ami McCloud. Quelques jours plus tard, une nouvelle enquête débute, plus complexe, bien plus private joke, on se perd dans le langage spécifique dans les détails scientifiques genre les experts. Alors oui, on sourit à l'aspect déjanté, mais on se noie dans une enquête un peu acadabrantesque...


Que dire donc de ce petit comics malgré tout fort original et très bien fait. Décevant, oui, mais bon tout de même. Les bibliothécaires s'y retrouveront bien sur, mais les autres aussi j'espère.

La narration de Jason Shiga et son dessin particulier créer une ambiance, un univers étrange et un peu fou ou des censeurs free lance décident de s'immolé avec des livres de bibliothèque et ou flic d'unité spéciale se balade holster fixé au corps en plein cœur d'une bibliothèque...

 

Cette critique est aussi disponible sur le webzine Papercuts

 

 

Par Zièph - Publié dans : Bande Dessinée
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 14:42
Qui ne connait pas Tolkien, sa terre du milieu, ses hobbits et la quête de l'anneau ?
Cet auteur immense, devenu classique outre manche, avait donc en son temps créer une langue, un monde et par la même l'histoire de ce monde. Les aventures et le destin des enfants de Hùrin en font parti intégrante.

Hùrin est un seigneur des hommes et il combat Morgoth au coté des elfes. Mais leur forces se font peu à peu dévoré par les troupes de Morgoth. Hùrin est alors capturé, mais il ne cède jamais à Morgoth qui le condamne à assister au terrible destin de ses enfants. Par ses yeux il verra leurs malheurs et leur fin.

Dans cette légende des terres du milieu on entrevoit la complexité du monde de Tolkien, un homme qui dès 1917 entamait Les enfants de Hùrin, bien avant Bilbo ou même les aventures de Frodo et sa communauté. Dans ce texte riche on navigue avec plaisir malgré le destin de Tùrin et des siens. L'écriture est bien plus légère que dans le seigneur des anneaux, moins dense et pourtant plus adulte que dans Bilbo. Amis qui avez du mal avec Tolkien ce livre est pour vous et pour tout les autres !


Par Zièph - Publié dans : Roman
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:12


L'école emportée est un manga entre science fiction, réflexion philosophique et sociologique... dans ce manga l'auteur, Kazuo Umezu, projette une école primaire japonaise dans un futur apocalyptique. On assiste alors à une suite d'évènements fortuits qui entraine l'école dans une complète autogestion par ses élèves.

Leurs réactions face à l'adversité, leur recherche du meilleur moyen de fonctionnement, le réveil de certaines vocations précoces va leur permettre une survit précaire.

Mais l'auteur ne laisse pas souffler le lecteur et surtout pas les héros avec en première ligne le jeune Shô. Le jeune garçon plutôt rebelle avant l'accident se retrouve propulsé leader de l'école. Ce chef improvisé va se retrouver plus d'une fois dans des ennuis dépassant de loin sa propre compétence.

 

Dans de roman graphique, car on peut l'appeler comme cela, l'horreur humaine peut se trouver derrière chaque visage, Kazuo Umezu nous montre ainsi nos pire penchant comme les meilleurs, comment la folie, la peur et l'improbable peut nous terrasser, nous rendre pire que des animaux. Ce manga haletant n'a pas finit d'hanté vos nuit avec des questions du genre, qu'aurais-je fait moi ? (Un peu à l'image d'une autre bd intitulé guerre civile de Morvan et Picard mais nous y reviendrons plus tard.)

 

En bref cette bande dessinée au scénario complexe rode autour des thèmes abordés par sa majesté des mouches en son temps tout en ajoutant un coté fantastique et mystérieux que l'on pourrait comparer à Lost.

Ce manga créer dans les années 70 a connu une « adaptation » très libre avec un drama (série tv) nommé Long Love Letter en onze épisodes.

 

Cette critique est aussi disponible sur le webzine Papercuts


Par Zièph - Publié dans : Bande Dessinée
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